L'annonce de la candidature de Tata Avlessi pour le prochain congrès électif de la Fédération Togolaise de Football (FTF) fait déjà tomber des masques et provoque des remous un peu partout. - [ 11/18/2008 ]
En effet, beaucoup de Togolais sont aujourd'hui étonnés d'apprendre que le Président de Gomido FC de Kpalimé se montre favorable à une alliance avec son frère - ennemi Gabriel Améyi pour rivaliser avec les autres candidats lors de ces élections. Chose surprenante ! Car on pouvait s'attendre à une alliance de Dogbatsè avec tout le monde, mais pas avec Gabriel Améyi que le Président de Gomido a toujours considéré comme un homme avec qui « il lui est impossible de cohabiter » bien qu'ils soient de la même région : le Kloto.
Seulement voilà, des sources bien informées indiquent que la concrétisation de cette alliance inattendue ne dépend désormais que du consentement du « Tout-puissant » de Womé, Gabriel Améyi, qui aurait demandé à Dogbatsè Winny de lui accorder un « délai de réflexion ». Et les mêmes sources indiquent que tout ceci s'est passé lors d'une réunion provoquée par Winny Dogbatsè et dont a fait cas notre confrère « Liberté » dans sa parution du 17 novembre dernier.
A vrai dire, l'acte que vient de poser le Président Winny Dogbatsè pousse à s'interroger un peu sur les motifs et les ambitions qui le guident dans ses différents soubressauts dans le domaine du football togolais.
Mais à y voir de près, on se rend compte que « Winny » n'est pas trop loin de ceux qu'il convient de rassembler dans la classe des « inconstants du football togolais ». Une classe tout aussi dangereuse que celle des opportunistes Lawson-Gallus, Espoir Assogbavi, Tino Adjété et consorts, dont notre rédaction avait déjà fait cas.
On se souvient que Winny Dogbatsè était le 1er Vice-Président de la FTF dans le bureau de Rock Gnassingbé avant de démissionner après les problèmes qui ont jalonné la participation des Eperviers du Togo à la Coupe du monde 2006 en Allemagne.
Une démission qui lui a coûté la relégation de son club en deuxième division et l'élargissement du fossé qui le séparait de son frère ennemi Gabriel Améyi qui est un ami juré du Président de la FTF d'alors, Rock Gnassingbé.
Se sentant menacé de « disparition » dans la famille du football togolais, Dogbatsè a dû se rallier à Tata Avlessi qui s'est porté candidat pour affronter Rock Gnassingbé au congrès électif du 9 janvier 2007. Mais très vite, suite à la sanction à vie infligée à Tata Avlessi par la CAF, Dogbatsè a pris ses distances de ce dernier et a commencé à faire des pieds et des mains pour s'offrir le fauteuil de Président de la FTF. A l'époque, le président de Gomido était allé jusqu'à frapper à la porte du Premier ministre d'alors Me Madji Yawovi Agboyibo à cet effet. Pendant ce temps, le premier Vice-Président de la FTF Gabriel Améyi multipliait aussi les man½uvres pour succéder à Tata Avlessi à la tête de la FTF et enterrer définitivement Winny Dogbatsè et son Gomido en matière de football au Togo.
Aussi, la réhabilitation de Tata Avlessi dans ses droits par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a-t-elle été une bouffée d'oxygène pour Gomido, Winny va ainsi rejoindre le Président de la FTF à qui il aurait même présenté des excuses. Dieu merci, le retour de Tata aux affaires a permis de poursuivre le championnat national de 2e Division à l'issue duquel Gomido a réussi à remonter en D1.
Depuis lors, on pensait retrouver encore Dogbatsè aux côtés de Tata Avlessi pour les prochaines élections comme ce fut le cas en 2007 où le président de Gomido était son directeur de campagne, mais tel n'est pas le cas. Et on parle aujourd'hui d'une alliance avec le Président de Maranatha, Gabriel Améyi au nom d'un certain intérêt du « grand Kloto ». Il y a vraiment de quoi se demander ce qui rend si inconstant le Président Winny Dogbatsè. L'idéal pour lui, serait plutôt de se porter tête de liste, s'il se croit vraiment capable, au lieu de montrer son talon d'Achille devant Gabriel Améyi qu'il a mis tout son temps à salir et à traiter de tous les noms d'oiseau. Lequel Améyi lui est resté fidèle à sa philosophie. Etre homme, c'est être responsable dit-on.