Des huissiers ouvrent les portes du siège de la Fédération Togolaise de Football.

Des huissiers ouvrent les portes du siège de la Fédération Togolaise de Football.
Deux huissiers de justice ont procédé mardi à l'ouverture du siège de la Fédération togolaise de football permettant ainsi à l'ancien bureau exécutif de l'instance dirigeante du football togolais réhabilité par la FIFA au début du mois de février d'occuper les locaux, a constaté APA.

En l'absence des clés des locaux qui n'ont pas été transmis par Le comité provisoire de gestion (CPG) de la FTF mis en place par le Comité national olympique (CNOT), les membres du bureau exécutif ont fait appel à des huissiers qui ont procédé à l'ouverture des portes.

« Le bureau exécutif de la fédération togolaise de football, issu des élections de janvier 2007 réhabilité par décision en date du 06 février 2008 de la commission des associations nationale de la FIFA, a commencé ce jour ses activités au siège, lieu de travail de la fédération togolaise de football », a déclaré mardi Louis Téyi Lawson-Gallus, le porte-parole de cette structure.

Il a souligné l'engagement pris par le bureau exécutif de tout mettre en ½uvre « pour mériter la confiance de la famille sportive togolaise, réconcilier les acteurs du football et de remettre en ordre de marche le football togolais ».

Le bureau exécutif de la FTF avait volé en éclats quelques mois après son élection, à la suite d'une guerre de succession à la tête de la FTF après la suspension à vie infligée par la CAF à l'ancien président Tata Avlessi pour corruption d'arbitres.

En lieu et place, le Comité national olympique à la demande du gouvernement togolais, avait mis en place en juillet 2006 un comité provisoire de gestion (CPG) de la FTF dont la légitimité a fait l'objet de vive polémique dans les milieux sportifs.
Cependant, début février dernier, la FIFA a décidé la réhabilitation de l'ancien bureau de la FTF élu le 09 janvier 2007.
Écrit par APA
27-02-2008


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# Posté le jeudi 28 février 2008 10:15

Coupes africaines des clubs : Début victorieux pour l'USM et ASKO de Kara

Coupes africaines des clubs : Début victorieux pour l’USM et ASKO de Kara

Les deux représentants togolais en coupe CAF et en Ligue des champions, respectivement l'USM (Union Sportive de Masséda) et l'ASKO de Kara, ont relativement réussi leur premier pas dans ces deux compétitions africaines en arrachant leurs premiers succès en match aller comptant pour les préliminaires de ces deux coupes. Les Lions du Sud (USM) ont battu (2-0) l'UNB (Université nationale du Bénin), alors que les Kondonas boys d'ASKO ont dominé, non sans peine, les Camerounais de l'Union Sportive de Douala (3-1).

USM, un pas en 16e de finale
Disputée samedi dernier au stade municipal de Lomé, la rencontre USM - UNB a connu un début très équilibré de part et d'autre. Répondant aux incursions offensives infructueuses des Togolais, les joueurs béninois n'ont pas fait mieux. Les poulains du coach David Féliho ont souvent trouvé sur leur passage, une défense intraitable des Lions du sud et un portier, Toundé Adékounlé, au mieux de sa forme.

Le virage sera pris enfin, après le quart d'heure, suite à un réglage technique de l'entraîneur togolais, Kouévi Ayivi, en milieu de terrain. L'attaque de l'USM profite de cette nouvelle disposition pour s'imposer devant la défense adverse. C'est sur l'une des remontées offensives des Togolais que Backer Aloènouvo à la 24ème minute, reçoit une balle en profondeur, se débarrasse de son garde du corps avant de servir son compère d'attaque, Bédjélouwè Bassayi, devant les buts vides. Ce dernier ne se fera pas prier pour pousser le cuir au fond des filets. 1-0, c'est sur ce score qu'interviendra la pause.

Au retour des citrons, les Togolais laisseront venir l'adversaire. Ce qui conduira à une impressionnante possession de balle des Béninois. Mais malheureusement, le portier Valère Amoussou et sa bande encaisseront un second but à la 80ème minute. C'était sur un penalty transformé par Kodjo Séwa Alémawo. Il rendait justice à Backer poussé dans le dos en pleine surface de réparation par un défenseur béninois. Plus rien ne sera marqué jusqu'au coup de sifflet final de l'arbitre central algérien, Touati Djaballh.

Les deux équipes devront se rencontrer, dans deux semaines, en match retour à Cotonou (au Bénin).

ASKO, une victoire mais une défense à revoir
En rencontre préliminaire de la Ligue des champions, ASKO de Kara n'est pas également allé de main morte. Malgré une première mi-temps très équilibrée, les jaune et noir d'ASKO se sont vite repris en seconde partie. 46ème minute, une balle aérienne déviée par Liyabé Kpatoumbi touche la main d'un défenseur camerounais. Sans hésiter, l'arbitre marocain de la partie, Elahrrach Bouchaïb indique le point de penalty. Cette aubaine sera concrétisée par Mama Issifou. Loin de s'avouer vaincus, les « Nassaras » de Douala retrouveront un rythme de jeu impressionnant en attaque avec l'entrée de Daniel Ebonda.

Très technique, ce dernier posera d'énormes difficultés tant en milieu de terrain que dans la défense des Kondonas boys. Il trouvera d'ailleurs la barre d'Adoyi Essofa à la 55ème minute sur une frappe sèche. A l'affût, Jean-Michel Masson ne pourra pousser le cuir au fond des filets togolais. Reprenant dès lors la main, Emeassin Houéga et ses coéquipiers doubleront la mise par le biais de Kpatoumbi Liyabé à la 70ème minute. Ce dernier, après avoir mis la pression sur toute la défense camerounaise, profitera d'une ratée du goal Laurence Ngome pour inscrire son but.

Les Camerounais réduiront le score à la 84ème minute. Dans une défense togolaise lourde dans les dégagements, Masson Jean-Michel coupe au premier poteau un centre d'Ebonda. 2-1, l'espoir de réaliser un match nul à l'étranger renaît chez les Camerounais. Mais peine perdue, car les Togolais inscriront un troisième but à la 86ème minute grâce à Vincent Tchalla. Avec ce score de 3-1, la bataille retour à Douala, dans deux semaines, s'annonce très palpitante, car le coach togolais, Abalo Amélété, a du travail à faire pour bâtir une défense solide, capable de conserver les avantages.
Golfe Info 359 du 18 fevrier 2008
TGF

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# Posté le jeudi 28 février 2008 10:00

Le football togolais dans une nouvelle dynamique : Gabriel Améyi définitivement investi par la FIFA

Le football togolais dans une nouvelle dynamique : Gabriel Améyi définitivement investi par la FIFA
Bien que frustrant dans un certain milieu la décision finale de la FIFA est plus que salutaire pour le monde footballistique togolais. Elle marque un nouveau départ et une nouvelle dynamique dans le football au Togo.

C'est le mercredi 06 février dernier que cette nouvelle est tombée. La FIFA après analyse minutieuse de tous les contours du dossier togolais, a décidé d'investir définitivement Gabriel Améyi jusque-là vice-président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), comme président assumant ainsi l'intérim de cette place. Et pour cause, le poste de la présidence de la FTF est depuis plusieurs mois vaquant parce que le président élu, Tata Avlessi, est sous sanction de la Confédération Africaine de Football (CAF) dans une histoire nébuleuse de corruption d'arbitres.

Le dossier encore pendant au Tribunal Arbitral du Sport (TAS), l'on attend de voir sa suit. Mais pour l'heure et surtout pour relancer le football togolais, regrettablement, absent à la CAN 2008 au Ghana, le Président de la FIFA et tout le collège de cette organisation mondiale de football, ont décidé de remettre les clés de la présidence de la FTF à Gabriel Améyi.

Comme une traînée de poudre, la nouvelle de cette investiture faite par correspondance, s'est répandue dans tout le Togo et ailleurs.

Les premières réactions ont été celles de félicitations parvenues au nouveau président Améyi mais aussi celles de déception d'une certaine frange qui ont ½uvré jusqu'à la dernière minute afin qu'un certain comité provisoire de Gestion (CPG) perdure et s'éternise à la tête de la FTF.

La principale leçon à tirer de ce feuilleton dont les acteurs se mordaient constamment le nez, est que tôt ou tard, le bien finit toujours par triompher.

Ceux qui s'investissaient corps et âme à enfoncer davantage le football togolais dans ce gouffre éternel, peuvent maintenant prendre tout leur temps à manger la poussière.

Ce qu'il y a de mieux à souhaiter à Améyi, et son équipe, c'est du succès rien que du succès.

La FIFA ne pouvait mieux satisfaire l'attente des togolais. Bons succès à elle aussi.
Elias Edoh Hounkanly
Togoforum
# Posté le jeudi 14 février 2008 03:48

Fin de la cacophonie dans le football togolais : La FIFA rétablit officiellement le B.E. de la FTF

Fin de la cacophonie dans le football togolais : La FIFA rétablit officiellement le B.E. de la FTF
Forum de le Semaine du 11 fevrier 2008
Dans une correspondance adressée à Komlan Améyi, premier vice-président de la Fédération togolaise de football (Ftf), le mercredi 6 février dernier, avec ampliations à Messieurs Antoine Folly, ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs du Togo, Séyi Mémène, 1er vice-président et Mustapha Fahmy, Secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF), la FIFA, par la voie de son Secrétaire général, Jérôme Valcke a clarifié la situation qui prévaut à la Ftf depuis juillet 2007, suite à la suspension de son président Tata Avlessi. Le contenu de cette correspondance porte sur trois points essentiels à savoir, la non reconnaissance du CPG, la réhabilitation du Bureau exécutif du le 09 janvier 2007 et l'édition d'une feuille de route.

Le CPG non reconnu, le BE rétabli
C'était presque une polémique depuis que le gouvernement et le Comité national olympique togolais (Cnot) se sont mis d'accord en juillet 2007 pour mettre en place un Comité provisoire de gestion de la FTF en remplacement du Bureau exécutif élu le 09 janvier 2007 pour conflits internes.

Et pour se donner bonne conscience, au CPG dirigé par Bernard Walla, alors ministre des Petites et Moyennes Entreprises, le CNOT et le gouvernement ont dévolu les fonctions du Bureau démis en plus de l'organisation dans un délai n'excédant pas six mois des congrès statutaire et électif.

Mais pendant tout ce temps, la polémique sur la légitimité du CPG enflait au point que le ministre des Sports, Antoine Folly en vient à se poser la même question.

Depuis le 06 février dernier donc, tout le monde est situé. Selon le courrier adressé au 1er vice-président de la FTF, la FIFA a été claire sur ce point : « La nomination par un organe extérieur à la Fédération d'un ''bureau provisoire de la Fédération'' ne peut être reconnue par la FIFA au motif que doivent être appliqués les statuts de la FIFA et ceux de la Fédération togolaise de football en vigueur au moment de la suspension par la CAF du président de la Fédération », indique la FIFA tout en soulignant que « les textes de la Fédération togolaise de football en vigueur comme le confirme la lettre de la CAF en date du 14 août 2007 prévoient qu'en cas de démission ou d'empêchement du président, l'un des vice-présidents dans l'ordre de préséance ou à défaut le membre du bureau le plus âgé en assume la présidence ».

Et dans le cas d'espèce, la FIFA affirme sans détours que « le bureau exécutif élu le 09 janvier 2007 doit être rétabli dans ses fonctions afin de gérer les affaires du football togolais ». Exit donc le Comité Provisoire de gestion dont les membres n'ont jamais cherché à se poser la question sur leur reconnaissance par l'instance internationale, préférant plutôt se cacher sous le manteau du Général Gnofame, président du CNOT et parrain du « coup de force ».

La feuille de route
Au-delà de la clarification à propos de la situation du CPG de Bernard Walla, la FIFA est allée loin en élaborant une feuille de route devant guider les actions des membres du bureau élu le 09 janvier 2007. Tout en leur indiquant qu'avant de prendre position définitivement sur les étapes ultérieures, la FIFA estime qu'il faut attendre la décision du Tribunal arbitral du Sport concernant la suspension de Tata Avlessi.

Le président de la Fédération est sanctionné à vie par le Jury d'appel de la CAF en septembre dernier pour avoir été reconnu coupable de corruption d'arbitres lors de la Coupe d'Afrique des Nations U-17 disputée à Lomé en mars 2007. Tata Avlessi qui clame toujours son innocence, a saisi le Tribunal Arbitral du Sport dont la décision est attendue dans les semaines à venir.

Pour beaucoup d'observateurs, la mise en place du CPG est une violation des droits de Tata Avlessi du moment où la procédure n'est pas close. L'intéressé même, en méconnaissance de ses droits, à largement participé à la mise en place du CPG. Peut-être était il conscient qu'il ne reviendrait jamais?

Mais en attendant, Gabriel doit assurer l'intérim, comme l'exigent les statuts de la FTF. A ce titre, la FIFA demande « un audit des comptes de la Fédération togolaise de football englobant toutes les sources de financements ». Ces étapes franchies, « la situation de la Fédération sera à nouveau examinée afin de prendre les décisions qui pourraient à ce moment s'imposer », précise la lettre de la FIFA. Enfin, la FIFA prie la FTF de la tenir régulièrement informée de tout développement pouvant se produire dans le football togolais ainsi que des réactions aux conclusions de la Commission des Associations de la FIFA qui a tenu sa réunion à Zurich, le 05 février dernier et dont les recommandations sont traduites dans la présente lettre.

Voilà qui a le mérite d'édifier tous les acteurs du football togolais. Il ne reste maintenant qu'au gouvernant de traduire dans les faits cette décision de la FIFA.

Un laxisme ou un refus d'application conduira indubitablement à des sanctions contre le Togo, chose que personne ne souhaite entendre.

T.G.A.

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# Posté le jeudi 14 février 2008 03:41

La FTF toujours minée par des querelles de personnes : Tout sur le face-à-face Antoine Folly/Bernard Walla chez Faure

La FTF toujours minée par des querelles de personnes : Tout sur le face-à-face Antoine Folly/Bernard Walla chez Faure
La crise qui décime la famille du football togolais a connu cette semaine un nouvel épisode avec l'annonce avortée de la réhabilitation du bureau dissout de la Fédération Togolaise de Football par le Ministre des Sports Antoine Folly. Au cours d'une conférence de presse animée lundi après-midi à l'Hôtel Ibis à Lomé, le patron de l'UDS-Togo qui hérite d'un portefeuille délicat a dû, selon plusieurs sources, battre en retraite dans son désir de trouver une solution au sempiternel déchirement des dirigeants du football togolais. « La vocation du ministère des Sports n'est pas de décider à la place des électeurs que vous êtes », avait-il annoncé aux présidents des ligues et de clubs qu'il avait invités pour la circonstance. « Dans mon entendement, la résolution de la crise que traverse notre football doit se faire avec les acteurs. Et je souhaite qu'entre vous, vous vous retrouviez, pour réfléchir à des solutions qui permettront d'améliorer la situation de notre football », a-t-il en outre conseillé.

En réalité, il s'agit d'une famille déjà bien en lambeaux qui s'était retrouvée à l'Hôtel Ibis. Les uns furieux contre les autres pour les positions prises dans ce puant dossier qui fait une nouvelle fois du Togo la risée du monde. « ... Nous vous donnons soixante douze heures pour que le pays sorte de cette ***, pour que nous puissions reprendre notre droit chemin de la league de champion. Si vous ne le faites pas rapidement, en soixante douze heures, nous allons nous lever et vous taper », a lancé en guise de menace, M. Auguste Sagbo d'Agaza en direction du tandem Antoine Folly – Bernard Walla qu'il a pris soin de citer nommément.

Bien que beaucoup pensent qu'il s'agit d'une plaisanterie, elle n'est pas l'effet du hasard mais plutôt symptomatique de la tension entre ces deux hommes. Bernard Walla, le Président du Comité Provisoire de Gestion mis en place après que les membres du bureau furent incapables de s'entendre suite à la sanction à vie du président élu, Tata Avlessi pour tentative de corruption, n'approuve pas toujours les approches de solution d'Antoine Folly.

Le comité « s'indigne encore une fois des errements persistants de certaines personnes qui pensent être en droit de convoquer ou d'inviter les présidents de ligues, de clubs de D1, D2, D3 en ignorant l'organigramme », a indiqué un communiqué du CPG en date du 25 janvier. Ce communiqué s'insurge ainsi contre l'invitation du ministre qui a abouti à la rencontre de lundi dernier et à laquelle Bernard Walla a également étonnement pris part au côté du ministre à la table d'honneur.

« En vertu de l'article 1 alinéa 2 et de l'article 73 alinéa 6 des statuts de 1994, seule la FTF – que le CPG remplace NDLR – est habilitée à convoquer ses membres affiliés que sont les ligues, les districts et des clubs de D1, D2 et D3 », a en outre indiqué le communiqué qui termine en précisant que « le CPG ne s'associe pas à la démarche du ministre de la jeunesse des Sports et des Loisirs et informe ses membres affiliés au respect scrupuleux des statuts ». Une façon sans doute pour le CPG de retourner la monnaie au ministre qui, depuis son arrivée à la tête du département, remet en cause sa légitimité et sa reconnaissance par la FIFA. Mieux, il ne cache pas sa préférence pour le retour de l'ancien bureau dont l'arrêt de mort est consacré par la mise en place du CPG.

Plusieurs sources estiment à ce jour que la tendance actuelle au niveau de la FIFA, qui est celle du retour aux affaires de l'ancien bureau n'est rien d'autre que la volonté du ministre qui a pris fait et cause pour le vice-président Améyi à qui ce retour doit profiter. Ce qui explique ses déplacements répétés ces derniers temps en direction d'Accra où se trouvent actuellement les dirigeants de la CAF et de la FIFA à la faveur de la CAN. Si les rumeurs selon lesquelles le Chef de l'Etat Faure Gnassingbé se serait opposé à la solution du ministre se confirment, nul doute que l'arrivée d'une mission de la CAF et de la FIFA annoncée par le ministre lundi dernier serait la voie royale pour sortir le football togolais de ce bourbier.

Comment en est-on arrivé là ?
En effet, nommé à la tête du Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Antoine Folly, face à la crise qui secoue la Fédération Togolaise de Football, a préconisé une feuille de route basée sur la réconciliation entre les deux camps antagonistes et toutes les personnes qui y sont impliquées. La déclaration du n°1 du Département de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs fait état de ce que le délai du Comité Provisoire de Gestion de la crise devrait prendre fin le 26 janvier dernier et que, n'ayant pas pu organiser les élections dans le délai imparti,- il faut trouver une solution qui puisse régler cette crise. La déclaration de Antoine Folly fait savoir également que l'instance dirigeante du football mondial à savoir la FIFA ne reconnaît pas le CPG. Il faut rappeler au passage que, le CPG est une émanation du gouvernement togolais donc de Faure Gnassingbé.

Suite aux déclarations du Ministre Antoine Folly, M. Bernard Walla a dans une autre déclaration, réagi au nom du CPG pour dénoncer le comportement de son Ministre de tutelle. Selon Bernard Walla, le CPG est reconnu par la FIFA.

Devant ce dilemme, qu'est-ce qu'il faut faire ? En effet, saisi du problème, les deux parties Antoine Folly et Bernard Walla se sont finalement retrouvées chez le chef de l'Etat Faure Gnassingbé le lundi 28 janvier 2008.

Selon nos informations, le Ministre Antoine Folly a fait savoir, documents à l'appui, au chef de l'Etat, que la FIFA ne reconnaît pas le Comité de Gestion Provisoire qu'il a mis en place et dirigé par Bernard Walla.

Faux ! Rétorque Walla qui sort également de sa valise une pile de documents pour prouver à Faure Gnassingbé que la FIFA reconnaît le CPG.

Le chef de l'Eta confus, a tout simplement demandé aux deux parties de rentrer et qu'il va vérifier l'information auprès des responsables de la FIFA. Rendez-vous a été donné à Bernard Walla et à Antoine Folly le mardi 29 janvier 2008, le temps de connaître la légitimité du CPG auprès de la FIFA avant de trancher.

D'après nos sources, le Chef de l'Etat aurait effectivement pris contact avec la direction de la FIFA. Faure Gnassingbé aurait parlé au Secrétaire Général de la FIFA M. Jérôme Valcke. Selon des indiscrétions, ce dernier aurait déclaré que son institution ne reconnaît pas le CPG. Vrai ou faux ? Nous ne saurions le dire. On s'attendait à connaître les résultats de cet entretien le mardi 29 janvier. Mais pris par le Conseil des Ministres et d'autres obligations, cela n'a pu avoir lieu.

Le mercredi 30 janvier 2008 Faure Gnassingbé s'est envolé pour Addis-Abéba où il devrait prendre part au sommet de l'UA. Pendant ce temps, la crise persiste.

Pour véritablement trancher, il faut que les deux parties Antoine Folly et Bernard Walla prouvent, à l'opinion, la reconnaissance ou non du CPG par la FIFA. Dans tous les cas, le peuple veut savoir où se trouve la vérité, preuve à l'appui.

L'approche de solution
1-Pour notre part, il y a nécessité de ne pas se mettre à dos la FIFA. Si la FIFA a proposé des schémas, nos dirigeants doivent tout faire pour accepter le schéma qu'ellle propose afin d'éviter des surprises désagréables. Si nos dirigeants ont des schémas à proposer, il serait souhaitable que la solution à mettre en ½uvre soit définie en concertation avec la FIFA. Puisque, rien ne peut se faire sans la FIFA.

2-Vu l'ampleur de la crise togolaise, il y a nécessité de réconcilier les acteurs de la FTF, totalement divisés. Il ne s'agit pas de réconcilier seulement le bureau de la FTF mais de réconcilier tous les acteurs du football.

3-Il y a nécessité de replacer le football au c½ur des préoccupations des acteurs.

D'après certaines sources, la solution de réhabilitation du bureau serait une exigence de la FIFA. Si l'information est vraie, comment en est-on arrivé là quand on sait que le camp Tata frappé par la sanction et le camp Améyi décrié, ne s'entendent pas.

Dans le cadre de la réhabilitation de l'ancien bureau, il est vrai que si Tata Avlessi est blanchi par la FIFA, il devient automatiquement Président de la FTF et reprendra sa place. La question reste de savoir si le TAS peut blanchir Tata Avlessi.

Pour plusieurs observateurs, il serait difficile que le TAS blanchisse Tata Avlessi. Tout au plus, on peut lui alléger la peine. C'est dire que quelle que soit la peine, Tata Avlessi ne peut plus revenir à la FTF, du moins pour cette année.

C'est pourquoi plusieurs observateurs pensent qu'en choisissant la voie de la réhabilitation de l'ancien bureau, le Ministre Antoine Folly tranche en faveur de Améyi.

En cette période sensible de la crise, Gabriel Améyi qu'on ne présente plus est-il l'homme qu'il faut à la place qu'il faut ? La question reste posée.

Devant ce dilemme, il y a lieu de balayer tout ce monde afin de créer une nouvelle dynamique dans la FTF.

Le Chef de l'Etat qui a expérimenté la voie de la réconciliation avec les acteurs politiques à travers l'Accord Politique Global peut trouver la solution à cette crise. Si le CPG que Faure a mis en place n'est pas reconnu par la FIFA, il revient à tous les Togolais de conjuguer leurs efforts, sans état d'âme, pour trouver la solution. L'essentiel est de faire en sorte que notre pays ne soit suspendu d'aucune compétition sur le plan international. Les yeux du monde entier étant rivés sur notre pays, nous devons tout faire pour sauver notre fédération. Pour l'heure, on attend la solution du président Faure pour nous prononcer.


AMOU
TOGOFORUM
# Posté le mercredi 06 février 2008 03:10